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Nous avons tous de multiples facettes, mais si je dois donner un côté pile et un côté face à ma personnalité, ce sera le romantisme – dans lequel, lunaire, je me perds volontiers – et la science, concrète, pure, implacable. Pour juguler le premier, j’ai une arme : le pragmatisme. Pour adoucir la seconde, un don, l’empathie. Voilà, rien d’autre, sinon une appétence naturelle pour l’analyse et la réflexion (avec, je dois l’avouer, un goût très marqué pour l’adrénaline qui jaillit quand il me faut les solliciter en urgence ou sous pression), et un esprit terriblement, impitoyablement logique. C’est cela, moi-même.


"Werewolves of Siberia" - Alexandre TREME

Comment êtes-vous venu à l'écriture ?

F.A.Q.

NON !
Mais alors NON ! Carrément pas, même !

Le jeu de la fausse interview pour donner les informations que l'on souhaite, bien tournées comme on les veut, ciselées parfois, teintées d'humour et parsemées de bons mots... Trop facile ! Et tellement suranné ! La simple lecture de la question annihile en moi toute trace d'intérêt pour la réponse.

Et depuis quand écrivez-vous ? Et d'où vous vient votre inspiration ? Et où trouvez-vous toute cette imagination ? MAIS DTC !

 

Bon, restons corrects... et voyons si l'on peut trouver quelques anecdotes susceptibles d'intéresser mes lecteurs.

 

Mon inspiration, je la trouve dans la musique. Un titre en général, qui - pour moi - "cache" quelque chose. Je vois des images en l'écoutant, et à force d'écoute, c'est toute une scène qui m'apparaît. Un décor, des personnages, des sensations, un point cible qui va guider mon écriture.

Ce point, c'est celui que je dois atteindre, et mon but devient alors de tracer le chemin qui part du néant et arrive à cette scène.

 

Créer ex-nihilo, le privilège des dieux. J'enfile alors mon costume de démiurge, et le jeu commence. Et c'est bien un vrai jeu dont je parle, un pur amusement, car jusqu'au point cible, je vais pouvoir créer, détruire, changer, modifier tout un monde, tout un univers. L'histoire se déroulera pendant deux semaines et soixante pages au Kansas, et - parce que j'en aurai décidé ainsi - en trois heures, elle sera localisée, sur ces mêmes soixante pages, dans le nord de la Suède. Le héros, Gérard, moustachu de 54 ans, deviendra Philomène, lycéenne bisexuelle et unijambiste de 17 ans...

Peu importe, je dois simplement arriver de façon linéaire, crédible et logique à mon point cible. Sous ces trois critères, je sais que le lecteur me suivra, je sais qu'il "voyagera".

 

C'est très facile en vérité, pardon de démystifier. On part d'un point A qui n'existe pas, on emprunte n'importe quel chemin que l'on crée pour arriver à un point B que l'on a imaginé. Difficile de rêver à plus de liberté !

Mais je crois que c'est justement elle qui effraie... Beaucoup de gens aimeraient écrire un livre, mais ce sont finalement les contraintes qui leur manquent. Le vide fait peur. La contrainte rassure. On se perd sur l'océan, mais jamais dans un couloir.

Peu d'oiseaux voleraient s'ils se demandaient à quelle altitude et dans quelle direction voler.

 

Cela dit, moi, quand je sais qui va où, comment et pourquoi, je m'installe tranquillement dans mon fauteuil, et j'attaque la phase la plus facile de mon travail (pas que les deux premières aient été très ardues pourtant)... Je regarde le film !

 

Oui, je suis profondément cinéphile, et je crois que cela perce très nettement dans mon oeuvre d'ailleurs. Mais c'est aussi parce que j'écris comme je visionne que cette impression est très nette. Car c'est tout ce que je fais : je regarde, et - dans le même temps - je pianote sur mon clavier pour écrire ce que je vois. Je suis un spectateur de l'histoire, son premier. En réalité, je n'ai aucun talent d'écrivain... au mieux un petit talent de conteur.

 

D'ailleurs, mon écriture est fluide aux limites de l'indécence... Pas forcément dans le style, je dois être le moins bien placé de tous pour en juger, mais dans le tempo. J'écris en musique, certes, mais alors que le cinéma diffuse 24 images par seconde, j'écris deux pages, soit une feuille, à l'heure. Un vrai métronome, à la minute près, tout le long du livre. C'est à cette vitesse qu'avance mon film, et à cette vitesse qu'avance mon livre.

 

Bien sûr, tout cela n'est valable que sous l'effet de l'inspiration... et je redoute la diablesse. Mais elle sait se faire docile, et je l'amadoue en musique.

Le titre qui m'a inspiré pour les "Werewolves of Siberia", par exemple, je l'ai entendu plus de mille fois en 120 jours ! Au moins 60 heures de "Ahouuuuuuu !!!", parfois pendant 4 heures non-stop.

Lassant ? A la fin, oui, un peu... Mais il y a tant dans le rythme ! Ma vitesse de frappe, la régularité du déroulement de l'histoire, et les 8 notes qui se répètent inlassablement, qui soûlent, qui enivrent et qui bercent. J'écris sous hypnose, et tant mieux si cela se voit !

 

L'auteur

8
:
88
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Challenge

Echéance de parution de mon deuxième roman :

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